Thursday 30th June 2016,
 Growth Hacking – Start-Up Marketing – #⓵

Les 5 métriques de l’entonnoir du Lean Marketing

Dans le Growth Hacking, tu l’as bien compris, ce qui est important c’est l’optimisation. Et pour optimiser, rien de mieux que de connaitre les différentes étapes qui font qu’un visiteur va devenir un client.

Et pour ça,  l’entonnoir du lean marketing alias le Lean Marketing Funnel en anglais est indispensable.

Image entonnoir du lean marketing sur fond violet

L’importance de l’entonnoir du Lean Marketing

Tu lances ton business, c’est cool, bien joué. Tu connais ton produit puisque c’est toi qui l’as fait, et tu connais plus ou moins comment tu vas gagner des sous. (En le vendant, en mettant un forfait dessus, bref, tu as forcement déjà pensé à ça).

Mais pour qu’il se vende, je peux te dire qu’il s’en passe des trucs entre le moment où le mec va tomber sur ton site, et le moment où il va acheter un compte prenium @ 40€/mois.

Le Lean Marketing Funnel est là, ça va être ton outil d’optimisation et de conversion préféré, promis !

Les 5 métriques

Dans ma définition du growth hacking, tu as pu lire à la fin les 5 points clés du tunnel de conversion (Et si tu ne l’as pas fait, je t’invite à aller lire ça vite fait avant de lire la suite). Et bien c’est cool car c’est ça l’entonnoir du lean marketing ! On va maintenant pouvoir développer au maximum tout ça.

L’AARRR (Acquisition, Activation, Rétention, Recommandation, Revenu) n’aura plus aucun secret pour toi. Let’s go !

On commence avec la base.

Acquisition :

Pour faire simple on va prendre un exemple, si tu es un site, l’acquisition c’est : Avoir des visiteurs. Si t’étais un magasin dans la rue, ce serait avoir quelqu’un qui passe la porte et rentre dans ton shop… bref, tu as compris.

Il y a pleins de techniques d’acquisition, mais pour faire au plus simple, je vais directement commencer par un exemple très parlant : AirBnB.

Tu connais très probablement ce site qui te permet de trouver un logement super facilement pour tes prochaines vacances, et bien sache que sans un bon gros Growth Hack des familles, ce site serait encore comme le mien, inconnu au bataillon !

Au départ, AirBnB était un site avec quasiment pas de fond pour se lancer et un besoin rapide de revenu pour s’en sortir (Hé ouais, comme beaucoup de gens, les créateurs du site avaient du mal à payer leur loyer). Pour faire simple : AirBnB = Pas d’argent + Besoin d’argent rapidement. Franchement, à part vendre des choses pas forcement légales, ils étaient mal partis. Et pourtant aujourd’hui AirBnB vaut 10 milliards de dollars

Le secteur était complètement bouché à cause des hôtels déjà bien implantés sur le marché. Et autant dire qu’avec la taille de leur budget communication, c’était pas simple d’essayer de prendre des parts du gâteau.

La bonne réaction des mecs de AirBnB a été de se dire : Où sont nos potentiels early adopters ? Et comment les toucher ?
La réponse à la première question a été  -> CraigList, l’équivalent américain de notre LeBonCoin français.

Il reste donc la deuxième question, comment les toucher.

Et c’est là que le Growth Hack apparaît. Ils décident « d’envahir » le site pour pouvoir toucher au mieux leurs potentiels utilisateurs.

Pour ça ils ont créé une sorte de « hack » permettant aux personnes qui mettaient une annonce sur AirBnB de pouvoir, en cliquant sur un bouton, la créer également sur CraigList, de façon automatique. Les gens voyant l’avantage de toucher plus de personnes avec leur annonce sur deux plateformes n’hésitaient donc pas à le faire. Et c’était tout benef’ pour AirBnB.

Les avantages ici :

  • AirBnB est inconnu et va pouvoir ainsi se greffer à un site qui génère des millions de visiteurs.
  • AirBnB dispose de photos faites par des pro, alors que sur CraigList se sont des photos amateurs souvent très moches. Les annonces venant d’AirBnB ont donc l’avantage d’être belles et de taper dans l’oeil des gens.
  • Si les gens cliquent, ils sont redirigés sur le site AirBnB… Voilà les premiers revenus !

Bon bien sûr à un moment CraigList s’en est rendu compte, a porté plainte contre AirBnB et a gagné le procès, heureusement d’ailleurs… Mais AirBnB ayant, grâce au hack, dépassé le million d’utilisateurs, a juste eu besoin de payer l’amende et ils ont pu continuer leur business qui était donc très bien lancé.

Conclusion, ici c’est un exemple un peu border line, mais en général, il faut regarder où sont les users et faire en sorte de les toucher en usant d’un peu de créativité pour sortir du « déjà vu ».

Je parle de « déjà vu » parce que ce qu’il faut savoir que dès qu’un Growth Hack a fonctionné et qu’il a été découvert, alors il n’est plus viable. PS : I Love You n’est plus viable, faire du mailing spammy n’est plus aussi viable qu’au début du mailing, faire ce qu’a fait AirBnB n’est plus viable car ce sera repéré rapidement… Pour résumer, dès qu’un truc marche, il va être repris par les marketeurs qui vont l’utiliser à outrance et le rendre rapidement inutile.

Démarque toi, profite d’un potentiel effet de viralité, et roulez jeunesse !

En parlant du fait de se démarquer, ça me fait penser au cas Eat24, un site de livraison de bouffe, qui a fait une excellente campagne de pub qui ne leur a pas coûté grand chose.

En quelques points :

  • 30% du trafic web va sur des sites p0rn. Segmenté a une cible masculine.
  • Le CPM sur un site de p0rn coûte pas grand chose alors que le trafic est énorme.
  • Les pubs de fake porn peuvent créer le buzz, attirer l’attention, faire rire, bref, que des trucs cool !

Voila les résultats :

Statistiques des pubs sexy du site Eat24

 

En gros, tu l’as compris, ils ont pris des risques, et ont gagné malgré tout ! C’est ça l’esprit Growth hacking ! – Ah et tu peux lire le reste de l’étude de cas ici (Anglais).

Un conseil supplémentaire, VARIE tes sources d’acquisition… Référencement, Adwords si t’es riche, réseaux sociaux et tout autres trucs que tu auras découvert propre à ton business. (Et que tu peux expliquer en commentaire, ça fait toujours plaisir d’apprendre de nouveaux trucs.)

Et pour terminer la partie acquisition, sache qu’il faut évaluer les retombées des canaux d’acquisition afin d’optimiser toujours plus. Exemple : Tu fais une publicité avec plusieurs segmentations sur facebook. Tu regardes les résultats, et tu en conclus quelle segmentation est ta cible prioritaire (Qui ne sera pas forcement celle que tu pensais au début…).

Bon, c’est bien beau de parler acquisition, mais sans « activation » un visiteur n’est pas encore un utilisateur… Et nous ce qu’on aime, ce sont les utilisateurs !

Activation :

L’activation c’est le moment où les visiteurs deviennent des utilisateurs et utilisent vraiment le produit. Étonnamment, pour une nouvelle start-up, le taux d’activation dépassent rarement 30% du taux d’acquisition. En effet, combien de fois as-tu téléchargé un free trial par exemple, pour au final jamais le lancer/tester. A mon avis, la réponse 0 est fausse !

Malgré tout il y a quelques trucs à savoir sur l’activation.

Pour activer un visiteur, rien de tel qu’une bonne landing page. Ex : DropBox, Fact’it, Twitter, Meetic etc…
Bien sûr il faut s’adapter par rapport à son marché . On ne peut pas faire du minimaliste partout.
Sur un site d’assurance, de banque, d’achats etc, on attends un peu plus d’information que sur une landing page d’une application mobile qui a pour but de te faire découvrir des coins cachés de Paris.

Il faut éviter les longs formulaires super relou a remplir. De mon point de vue, il vaut mieux récupérer 10 e-mails sans rien de plus, que 1 seul e-mail accompagné d’un nom, prénom, adresse, téléphone etc… Encore une fois, c’est en fonction de la cible, en b2b par exemple, c’est différent.

Un petit tips. Si tu as malgré tout besoin de plusieurs informations, autant faire passer la pilule furtivement.
Commence par un formulaire de deux trois cases maxi, genre – Nom, prénom, adresse mail – puis quand les trois sont remplies, le formulaire se déroule laissant apparaître les 3 autres cases dont tu as besoin et le bouton « Terminer mon inscription ».
Psychologiquement, une personne sera plus enclin à remplir 3 autres champs quand elle a déjà fait 50% du boulot, plutôt que de voir dès le début qu’elle va devoir remplir 6 champs… Hé oui, ça se manipule bien un cerveau.

Un taux d’activation bas peut signifier que l’utilisateur n’a pas vraiment eu ce qu’on lui a promis sur la landing page par exemple. Il est donc déçu et délaisse facilement le produit. Une autre raison peut être la difficulté d’utilisation du produit/service… bref, tu l’as compris, si un utilisateur est frustré, il partira voir ailleurs.

Pour savoir à quel moment ça bloque, rien de tel que de tracker le parcours utilisateur et les interactions : Quelle URL a été visitée, la durée de la visite, le nombre de pages vues par visite, le taux de clic, les partages… en fait tout ce que tu peux trouver sur Google Analytics et/ou qui est un indicateur de performance.

Tu peux également faire de l’A/B Testing pour être sûr que ce que tu vas changer/mettre en place ne va pas te faire perdre des users.

LinkedIn par exemple, avant de mettre en place le module permettant de rajouter des contacts au réseaux a fait un A/B testing. Version A : Module mis en valeur / Version B : Module pas mis en valeur. Conclusions, celui où c’est mis en valeur était ultra utilisé et c’est pourquoi ce module est encore en place aujourd’hui.

Cependant n’oublie pas qu’en A/B Testing tu testes qu’UN SEUL changement. J’insiste la dessus car si tu changes deux choses en même temps, tu ne sauras pas lequel est à l’origine des changements de comportement utilisateur.

Pour terminer sur la partie activation, n’oublie pas que tu peux faciliter grandement les inscriptions grâce aux API de login Google+, Facebook, Twitter ou LinkedIn. En effet, les gens ont plus de facilité à cliquer sur – Je me connecte grâce à « Réseau social au choix » – plutôt que de remplir un formulaire et tout le blabla (Et en plus, tu as accès a toutes leurs infos publiques, c’est tout bénéf’ !)

Bon maintenant que l’on a activé nos visiteurs, ce que l’on veut, c’est que ces utilisateurs deviennent actifs et qu’ils reviennent. Pour ça, on a besoin de booster la rétention !

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Rétention :

La rétention c’est le fait de faire revenir un utilisateur, pour le transformer en utilisateur régulier.

Pour ça il y a plusieurs choses possibles. La première étant d’avoir une interface assez sympa qui donne envie de rester. Ca parait bête comme ça, mais si tu arrives sur une interface dégueu’ et qu’en plus tu ne sais pas trop ce que tu fais là, il y a de fortes chances pour que tu fuies le site rapidement !

Malgré tout, comme d’habitude, tout est question de marché et d’adaptation. Par exemple, on est tous d’accord pour dire que LeBonCoin est vraiment moche. Et bien il y a une raison à ça, rien n’est laissé au hasard. En effet, si ce n’était pas aussi laid, l’utilisateur n’aurait pas l’impression de faire de bonnes affaires… Connais ton produit, connais les attentes de tes utilisateurs, et c’est dans la poche !

Pour améliorer sa rétention, il faut également penser à ne pas dévoiler toutes tes prochaines nouveautés d’un coup. Pourquoi ça ? Car les personnes vont en parler une fois à chaque fois qu’un nouveau patch sera appliqué. Si tu appliques 3 modifications avec 1 mois entre chaque, alors les gens, bloggeurs, journalistes et autres chasseurs de scoop en parleront 3 fois. Alors que si tu fais un seul patch avec 3 modif’, ils en parleront qu’une fois… Compris ?

Un autre point important de la rétention : le moment « WAHOU ».
C’est le moment ou l’utilisateur va se dire que ton produit est indispensable et qu’il se demande comment il a pu vivre sans jusqu’à maintenant (J’exagère un peu la chose, mais tu comprends où je veux en venir).

Par exemple, prenons Viadeo. Tu es en pleine recherche d’un job depuis 6 mois, tu te dis, pourquoi pas créer un compte sur Viadeo, je n’ai rien a perdre… Tu remplis ta page bien comme il faut, et très rapidement tu obtiens les premiers visiteurs/RH qui arrivent sur ta page.

T’es super content car ça te fait du contact possible et qualifié, et dans ta tête c’est : WAHOU, Viadeo va peut être me permettre de décrocher un job, je vais continuer à être actif dessus, et pourquoi pas me prendre un compte prenium !

Un autre truc de rétention qui marche : La gamification.

Un système de classement, de points, de grade, ou tout autre « récompense » qui peut faire en sorte que chacun se démarque des autres et ait envie d’être premier ou bien classé. Par exemple, sur les forums de Jeuxvideo.com, on est classé en fonction du nombre de messages postés, des contributions diverses etc.

Et bien certaines personnes sont prêtes a utiliser leur temps pour faire des reviews de jeux en échange de quelques points qui vont juste leur montrer qu’ils ont la plus grosse… ici c’est un cas un peu a part, mais il y a pleins de sites qui vous font gagner des trucs en échange de contributions et actions, t’incitant a revenir régulièrement pour augmenter ton score.

Pire encore, le Klout, ce score prouvant que t’es un super social addict (En réalité ça se trafique super facilement un score klout, mais là n’est pas la question).
N’as-tu jamais vu des gens partager leur score pour flatter leur égo : « J’ai 45 de score klout, arriveras-tu à me battre ? »

La gamification c’est aussi un moyen de détecter tes meilleurs users et de leur dévoiler tout ton amour pour eux.
Des trucs sympas online ou même offline, ca fait toujours plaisir !
Tu peux envoyer des chocolats pour noël avec une photo de l’équipe, tu peux les inviter à venir boire un verre a bureau, ou tu peux leur mettre un compte prenium pour 2-3 mois pour les remercier de leur fidélité… un peu d’imagination, tout est possible !

Continuons sur la rétention avec un exemple de site que tu connais bien.

Twitter :

  • A l’inscription, ils incitent à suivre des gens.
    Encore une fois, ce n’est pas une action au hasard. Twitter a calculé que pour que les gens reviennent plus ou moins régulièrement, il faut qu’ils suivent au moins X personnes, ce qui leur permet d’avoir un flux d’activité assez conséquent, incitant alors à revenir voir ce qui se dit sur le réseau.
  • Mailing : Un mailing de qualité et à valeur ajouté est un excellent moyen de rétention.
    Chez Twitter ils l’ont bien compris, et envoient de temps en temps, les meilleurs tweets, ou des mails « Biduledu75 » vous a retweeté etc.
  • Notifications/alertes sur le site. Ça sert à donner une dynamique au site. La personne s’est connecté pour regarder son fil d’actu’ sur twitter et remarque qu’elle a des notifications. Elle va passer en revue ses notifications et faire des actions suite à ça. C’est toujours un peu plus de temps passé sur le site, et c’est toujours tout bénéf’ pour Twitter !
  • Notification push : Régulierement je reçois de la part de l’application twitter, des notifications push « Trucdu13, machindu74 ainsi que 15 personnes ont suivies : Biduledu75. » Bien joué twitter, ma curiosité m’a poussé à aller voir le profil et à en profiter pour regarder mon fil d’actualité…

Bien sûr pour la rétention et comme partout dans l’entonnoir du lean marketing, il faut suivre les métriques pour améliorer toujours plus le parcours utilisateurs et pouvoir s’adapter aux envies/aux manque des utilisateurs. Et si tu arrives a les rendre amoureux de ton produit/service, alors tu as une chance que ton utilisateur actif devienne maintenant un « évangéliste« .
Et ça c’est le top du top, parce qu’il va booster à fond ta recommandation.

Recommandation

Le but de la recommandation est de faire en sorte que l’utilisateur parle de ton site/produit/marque.

Plusieurs techniques :Image dessin bouche à oreille en marketing recommandation

1. Le bouche à oreille, c’est ce qui affecte actuellement les décisions d’achats.
Exemple : Tu sais pas trop si tu vas acheter un ordinateur de gamer MSI ou un Asus. Si une ou deux de tes connaissances/amis te disent – « MSI C’EST DE LA BALLE MEC ! » – alors il y a de trèèès forte chance pour que tu achetes un MSI. Ça c’est la recommandation, et ça t’a poussé à l’achat. (Ndr : Msi c’est vraiment bien si jamais !)

Pour que le bouche à oreille marche bien, ça nécessite quelques petites choses :

  • Un bon site/produit/magasin. Qui conseillerait un truc inutile à ses amis ?
  • Des petites surprises. Un -5% qui tombe sans raison, une livraison offerte, un bonus dans un jeu. Toutes ces petites surprises rendent heureux le client et ils vont, sans y penser, parler de toi à leurs amis. Et en plus ça te coute vraiment pas grand chose.

 

2. La recommandation automatique. En gros, l’utilisateur te recommande sans vraiment s’en rendre compte, mais sans que ça lui porte préjudice.

Le PS : I Love You de hotmail.

Deezer : La musique tu écoutes apparaît sur Facebook. Rien de bien méchant pour toi, tu laisses faire sans rien dire.
Et bien sache que quand le site Spotify (les premiers à avoir fait ça il me semble) ont lancé ce système, ils sont passés de 3.4M d’users actifs à 5.3M en un rien de temps, augmentant donc de 55% leur base d’utilisateurs grâce à ce Growth Hack. Bien joué les mecs !

Dropbox :  Au début, DropBox a lancé sa campagne d’acquisition avec Adwords pour avoir de la génération de client. Le coût d’acquisition d’un seul client a été calculé donnant ainsi le résultat de 388$. Oui oui, 388$ pour avoir un seul nouveau client, qui en plus de ça leur rapportait en moyenne 99$. C’est moche, et je peux te dire que leur ROI faisait bien la gueule et qu’ils étaient déjà en train de creuser la tombe de leur business (Qui est pourtant une excellente idée).

Comment ont-ils résolu ce problème ? Grâce à la recommandation.

Pour commencer, DropBox propose dès l’inscription de rapidement partager un dossier avec un ami. C’est donc un moyen détourné de faire découvrir DropBox à l’ami en question.
Mais leur meilleure idée a été d’utiliser un système de parrainage bien poussé. En effet, pour chaque partage, l’affilié et le parrain reçoivent un peu plus d’espace de stockage. Et bien je suis sûr que si tu reviens un peu dans tes souvenirs, tu as du en voir défiler sur facebook ou en mail des liens de parrainage pour DropBox…

Pourquoi la recommandation est indispensable ?

Il est plus facile d’acquérir un nouveau client en faisant parler de son produit par une personne externe, plutôt qu’en en parlant directement soi-même.
– Un commercial sonne à ta porte et te dit – Pour 50€ je vous vend le meilleur karcher du marché. – Tu vas juste dire non, et refermer la porte.
– Ton meilleur ami sonne à ta porte et te dit – Amigo, je viens d’acheter ce karcher pour 50€, c’est le meilleur que j’ai jamais utilisé ! – Tu es déjà en train de signer le chèque.

On arrive au bout, parce qu’après la recommandation, c’est le moment d’encaisser les $$$. Parlons revenu !

Revenu

Là, c’est un peu plus complexe, car il y a plusieurs méthodes adaptés à chaque business. je vais donc passer en revu quelques-unes d’entre elles.

Revenu Freenium ou optionnel :

Tu mets à disposition un outil ou un jeu gratuitement. Linkedin, DropBox ou alors, a tout hasard, le jeu Candy Crush.

Tu joues tranquillement à ton jeu, tu avances puis tu restes bloqué sur un niveau. La tu as le choix, t’obstiner et réussir au bout d’une semaine. Bien joué, c’est gratos ! Ou alors tu as la voie de la facilité, tu payes 1€ et tu obtiens un super pouvoir qui te permet de gagner le niveau et passer au suivant en moins de 10min. Candy Crush rapporte, d’après les derniers chiffres que j’ai lu il y a quelques mois, 800 000€ par jour. PAR JOUR. Je te laisse donc faire tes petites conclusions tout seul…

Pour LinkedIn, on te propose gratuitement un super outil pour trouver des opportunités Business ou d’emploi. Tu vois que des gens visitent ton profil mais… tu dois payer pour voir qui ! Bien pensé pour attiser la curiosité et pousser à l’achat…

Revenu récurrent :

Le plus rassurant car c’est de l’argent « sûr » qui tombe tout les mois grâce aux abonnements par exemple. Cependant il faut prendre en compte que tout le monde n’apprécie pas les abonnements (moi le premier), et même parfois, ce n’est pas le plus rentable comparé a des revenus « optionnels ».

Malgré tout, cela reste viable dans beaucoup de cas, et si tu géres bien, tu peux même rendre récurrent un produit qui ne l’était pas forcement il y a quelques années.
Exemple :

  • BigMoustache : Rasoirs et lames par abonnement, livré à domicile tout les X temps.
  • Dentspropres : Brosse à dents par abonnement, livré tout les 3 mois pour une efficacité maximale.
  • AutourDunBouchon : Site en lancement qui permettra de découvrir chaque mois 3 nouveaux vins natures ou bio.

Revenu en One Shot :

Je pense que l’idée est assez claire. Tu arrives sur la page d’un produit qui te convient, c’est marqué 40€, tu payes 40€ et voilà, c’est fini.

Dernier points :

  • Il existe d’autres types de revenus : Commission, enchère… a vous de trouver les vôtres !
  • Il est possible de mixer plusieurs types de revenus pour un même produit.
  • Vous pouvez segmenter pour favoriser certaines personnes (Ex : Formation SEO moins cher pour les étudiants, les indépendants ou les sans-emplois).

Voilà pour les types de revenus, passons à « Comment choisir le bon prix ?« …

Avant de penser à comment tu vas rentabiliser ton outil, au début, tu vas probablement te dire que t’es obligé de le fournir gratos, parce que – blablabla, tu comprends il est pas vraiment terminé à 100%, je le ferai payer plus tard… – Et bien c’est FAUX, FAUX, et ARCHI FAUX.
Si tu fais ça, ça va juste le meilleur moyen de t’empêcher de tester, analyser et améliorer ton prix par rapport aux attentes des utilisateurs. Si tu n’as pas de retour sur le prix, comment tu veux savoir quel prix est le bon ? Ça va juste être contre-productif pour ton Growth Hacking, car tu n’auras rien à analyser.

Bon il y a, malgré tout, des cas où l’outil est gratuit à 100%. Genre Facebook, Twitter etc. quand tu les utilise de manière personnelle. Mais ça c’est parce qu’ils ont eu besoin d’une masse critique d’utilisateurs pour pouvoir montrer à tous qu’ils étaient monétisable. Je te laisse d’ailleurs aller voir à combien s’élève maintenant leurs revenus grâce à la mise à disposition de leur base de donnée et grâce à leur système de publicité ciblée.

Un autre cas ou tu peux laisser ton produit gratuit, c’est quand cette « gratuité » te permet quand même de gagner des sous.
Par exemple, si je te mets ce lien MAILCHIMP, que tu cliques dessus et que tu crées un compte, tu vas participer à la possibilité que je l’utilise gratuitement. Génial non ? En fait c’est de l’affiliation pure et dure. Je suis un peu comme un commercial pour eux. Je te propose un outil, et je touche une « commission ».

Mais au fond les vrais gagnant ce sont les mecs de Mailchimp. Ils fournissent un truc gratuit à UN mec, et derrière il y en a 10 qui payent. On peut voir ça un peu comme un budget de communication à bas prix.

Comment tester tes prix ?

  • Segmenter. Exemple : Les IP venant de Picardie paye en abonnement et les IP d’IDF paye en On Shot.
  • Proposer plusieurs formats d’un coup. Exemple : Abonnement, One Shot ou Enchère. Et tu regardes là où ça converti le mieux.

Pour fixer un prix il faut savoir que

  • Être moins cher que la concurrence = Agresser le marché, mais laisser transparaître moins de qualité.
  • Être plus cher = Montre plus de qualité, mais prend le risque d’être trop cher aux yeux de certains.
  • Il faut être sensible au meilleur ROI = Produit à 100€ qui converti à 10% ou Produit à 200€ qui converti à 7% ? Mon choix est vite fait !
  • Il faut connaitre le coût marginal d’un client. Si il me coûte 5€ alors je ne peux pas faire mon produit à 5€. (Et en plus il faut rajouter les coûts fixes !)

 

Voilà un petit… GROS tour d’horizon de l’entonnoir du Lean Marketing. J’espère qu’avec tout ça t’es bien chaud pour améliorer tes possibilités de Lead et de conversion !

Dans le prochain épisode de Franck dans le monde merveilleux des bisounours du Growth Hacking, je te présenterais un excellent forum orienté Marketing de jeune qui marche bien en 2014 !

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Source : Mes connaissances, Ionisx et l’excellent article AARRR – Les métriques pour votre start-up de Gaufre Hacking.

PS : Vous avez utilisé cet article comme source ? N’hésitez pas a nous citer en copiant/collant ce bout de code :
<p>Source <a href= »http://www.growthacking.fr/ »>GrowtHacking.fr</a>: <a href= »http://www.growthacking.fr/entonnoir-lean-marketing/ »>Les 5 Métriques de l’entonnoir du Lean Marketing</a></p>

Les 5 métriques de l'entonnoir du Lean Marketing by

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A propos de l'Auteur

Étudiant Chef de Projet Numérique, futur E-Businessman, j'aime toucher à tout. Le webmarketing, le SEO, les médias sociaux et le Growth Hacking, j'adore ça. N'hésitez pas à me suivre sur Google+ et Twitter !